La forte baisse enregistrée par les marchés boursiers hier, et depuis quelques séances, n’a rien de commun avec ce que l’on a pu connaître au cours du second semestre 2011. Faisons le point et essayons de comprendre dans quel état d’esprit sont les opérateurs, et ce qu’ils attendent désormais.
Prenons par exemple l’indice VIX, l’indice de la volatilité – ou de la peur… Il est actuellement à 17 points, contre 48 à son sommet de l’an dernier.

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Plus la valeur* de cet indice est forte, plus les marchés sont nerveux en fait, et on note alors un pessimisme important. On en est loin !
Donc déjà, notez que les chutes des marchés des dernières séances n’inquiètent pas particulièrement les analystes et les opérateurs : ils restent confiants, la tendance plutôt haussière n’est pas encore remise en cause. Il ne s’agit pour l’instant que d’une consolidation.
Par ailleurs, les raisons qui sous-tendent la baisse actuelle du marché me semblent assez exagérées dans l’immédiat. Primo oui, les marchés sont déçus par l’absence de QE3 – c’est-à-dire finalement l’intervention de la Fed via l’achat massif de bons du Trésor. Il y a quelques semaines, Bernanke laissait entrevoir la possibilité d’un QE3, mais hier, il a coupé court aux espoirs. Sauf que… pourquoi aurait-il lancé un QE3 alors que l’économie américaine donne tout de même des signes de solidité ? Pour le vingt-huitième mois consécutif, le secteur privé a créé des emplois aux Etats-Unis et les indices ISM, que ce soit des services ou de l’industrie, sont supérieurs à 50. Ils témoignent donc d’une expansion économique. On peut tabler cette année sur une croissance américaine autour de 2 à 2,5%. Les marchés ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre : il est illusoire d’avoir croissance et QE3 en même temps.
Secundo, la situation budgétaire espagnole ne cesse d’inquiéter. Les adjudications se sont mal passées pour les émissions à 2 et 8 ans. Mais je note que, quand même, les taux à 10 ans restent encore en-dessous des 6%, à 5,65%. Comme je l’ai dit hier sur BFM Business, l’Espagne n’est pas la Grèce. Le gouvernement veut absolument réduire son déficit budgétaire avec une volonté et des moyens que n’avait pas le gouvernement de Papandréou. Et puis la situation de la dette publique espagnole n’a rien à voir avec celle de son homologue hellène. Par exemple, la dette publique espagnole ne représente que 60% du PIB. Elle va, certes, sans doute augmenter à 80% en fin d’année, mais n’aura rien à voir avec les 120% de la Grèce. Donc oui, cette situation crée des tensions sur les marchés, des craintes et des inquiétudes ressortent, ce qui explique la consolidation actuelle ; mais à mon avis, pas de quoi inverser la tendance pour l’instant.
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Il fallait en fait un prétexte aux investisseurs pour consolider. A 3 600 points, je vous disais alors que l’heure était aux prises de bénéfice. J’anticipais alors un repli sur les 3 300. Nous y sommes. Désormais, sur ces niveaux de 3 300 points, je vous dis que l’heure est au renforcement des positions acheteuses. Il me semble en effet qu’une reprise technique doit avoir lieu dans les semaines qui viennent et qui pourrait permettre au marché de revenir au-dessus des 3 500 points.
Attention, moi qui ne suis pas un thuriféraire de l’analyse graphique, je me base simplement sur des considérations fondamentales. Le PER parisien est revenu à 10 tandis que le rendement des actions est de l’ordre de 4%. Opportunité d’achat donc ! Je ne vous dis pas qu’il faut jouer la hausse jusqu’à la fin de l’année (je pense que pour le coup, le marché aura encore bien des frayeurs) ; mais qu’à ces niveaux, il faut acheter pour jouer le rebond jusqu’aux 3 500. Ensuite, nous en reparlerons.
Les small caps devraient également participer à cette reprise. L’indice CAC Mid & Small vient de perdre 6,3% par rapport à ses plus-hauts ; l’indice CAC Small vient d’abandonner 4,5%. Il y a de la place pour un rebond de ces indices.
La grande différence par rapport à l’an dernier, c’est qu’il n’y a pas de liquidation massive de positions acheteuses. Mais simplement des ajustements. Il est normal que, dans la conjoncture actuelle, des prises de bénéfice aient lieu sur certaines valeurs qui ont nettement progressé depuis le début de l’année.
Je reviens vers vous dès mardi pour de nouvelles analyses. En attendant, vous pouvez toujours me suivre sur Twitter : @scconfidentiel
Bon week end de Pâques à tous.
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* Décryptage : Valorisation |



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16 avril 201212:30[...] VIX, l’indice mesurant la volatilité dont je vous ai parlé il y a 15 jours, reste relativement stable autour de 17,5 points, ce qui reste un niveau faible. Comme début [...]
23 avril 201211:36[...] l’indice VIX de la volatilité du S&P 500 dont je vous avais parlé début avril est encore sous les 20 points. Cela veut dire que le marché ne s’inquiète pas outre mesure [...]
14 mai 201211:45