Toupargel a été créée à Lyon en 1947 par Gustave Poncin et c’est en 1982 que la société prend son véritable essor avec la création de Toupargel SA, par Roland Tchenio, suite à la reprise de Toupargel Surgelés.
• Au début, tout commençait bien
Dans les quinze ans qui suivent, le groupe affine son modèle autour de la vente de produits surgelés aux particuliers avec prises de commandes par téléphone et livraisons à domicile. La société arrive en Bourse en décembre 1997 sur le Second Marché (l’ancêtre de notre Eurolist C)*.
Depuis, TOUPARGEL (FR0000039240 – TOU) est devenu numéro un français du secteur via l’acquisition de la marque Agrigel dès 2003. Agrigel était à l’époque le leader français du secteur ! Ce fut donc une très belle acquisition pour le groupe.
Aujourd’hui, TOUPARGEL est toujours dirigé toujours par Roland Tchenio (53% du capital) aux côtés de son frère Maurice Tchenio (31%), qui est aussi l’un des hommes forts du capital-risque en France via Apax Partners, un fonds d’investissement dans le private equity dont il est cofondateur.
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• Mais les résultats ne suivent pas
En apparence, c’est une vraie success story française donc. Mais en apparence seulement, car les performances du groupe sont moins reluisantes. Entre 2006 et 2011, le chiffre d’affaires du groupe est passé de 379 millions d’euros (M euros) à 351 M euros, soit un recul global de 7,3% en cinq ans. Certes, ce n’est pas catastrophique mais cela témoigne d’une intense concurrence pour le groupe et d’un moindre intérêt de la part des consommateurs.
TOUPARGEL a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et vient de mettre en place un vaste plan de relance commercial. Il s’adapte donc aux besoins des consommateurs en élargissant par exemple les plages horaires des livraisons et des commandes. Cela vous semble évident, peut-être, si vous vivez à Paris et que vous faites vos courses à 22h00 le soir, ou que vous vous faites livrer vos plateaux de sushi à minuit… Mais ce n’était pas encore le cas du groupe qui est établi essentiellement en province.
Ce changement ne porte pas encore ses fruits : les neuf premiers mois de l’exercice ont été encore médiocres avec un recul de 4,1% du chiffre d’affaires à 253,1 M euros. Le troisième trimestre a été particulièrement décevant avec un recul de 5,1% du chiffre d’affaires à 74,3 M euros et surtout avec une forte dégradation de la rentabilité. Ainsi, le résultat opérationnel a chuté de 64% sur le trimestre, provoquant un recul de la marge opérationnelle à 1,7% (contre 4,6% sur le T3 2010). De même, le résultat net a chuté de 80% à 0,4 M euros (soit une marge nette de 0,6%).
Je le sais, on est dans la distribution, secteur où les marges sont traditionnellement faibles. Mais cela n’explique pas une telle déconvenue. Autant dire que sur l’ensemble de l’année, la rentabilité nette devrait être en baisse et ne pas dépasser 3,3% (contre 3,7% l’an dernier).
Par ailleurs, l’absence de guidance (prévisions et perspectives) sur l’année indique que la confiance n’est pas au rendez-vous et que la plus grande prudence est affichée par la direction. La hausse du prix des matières premières n’est également pas de nature à rassurer les investisseurs…
Reste tout de même un point positif : la situation financière est en voie d’assainissement avec un gearing qui passe en un an de 35% à 25%.
• Le rendement de 9% ne suffit pas pour maintenir le titre
Reste maintenant à poser l’épineuse question que se posent tous les gérants et les investisseurs : TOUPARGEL sera-t-il en mesure de maintenir son dividende dans les prochaines années ?
L’action est l’une des plus rémunératrices de la cote avec un rendement actuel de 9%… Oui vous avez bien lu 9%, ce qui est énorme et bien sûr largement supérieur à ce qu’on peut trouver sur des obligations classiques — sauf à aller sur de la dette grecque ce que je vous déconseille toutefois !
En fait, les deux frères détenant 85% du capital, aiment à servir de généreux dividendes… Heureusement d’ailleurs qu’il y a ce rendement car depuis cinq ans les performances de l’action sont catastrophiques avec une chute de 73,8%.

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L’action, actuellement autour des 11 euros, n’est plus qu’à quelques encablures de son plus bas niveau depuis cinq ans à 10,40 euros.
Difficile toutefois d’imaginer que les planchers annuels vont être enfoncés prochainement car l’action est à des niveaux de valorisation intéressants : son PER ressort à 8 tandis que sa VE/ROC ressort à 5. Mais… une valorisation ne fait pas tout, je vous l’accorde.
• Mon avis sur le dossier : mitigé
Attendez donc les résultats du T4 avant de vous positionner sur ce dossier. S’ils étaient mauvais, la société risque de ne pas distribuer le précieux dividende de 1 euro comme en 2010. Du coup, la valorisation boursière s’en trouverait immédiatement pénalisée. Bref, vous m’avez compris : je ne suis pas euphorique sur le dossier.
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* Décryptage : Second Marché/Eurolist C |



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[...] novembre, j’avais déjà un avis mitigé sur TOUPARGEL. Aujourd’hui, l’action est a son plus bas niveau depuis cinq ans sur des niveaux de 10 [...]
12 décembre 201110:42[...] des surgelés, dont je vous ai déjà beaucoup parlé. Je vous disais justement, début novembre : “L’énorme rendement de TOUPARGEL ne fait pas tout”. Et pour cause. L’action a perdu 26% depuis le 1er janvier et offre un rendement de 10% aux [...]
16 décembre 201116:05[...] des surgelés, dont je vous ai déjà beaucoup parlé. Je vous disais justement, début novembre : “l’énorme rendement de TOUPARGEL ne fait pas tout”. Et pour [...]
22 décembre 201108:01