Ça y est… Nous y sommes vraiment. La reprise technique a bien lieu avec un CAC 40 qui vient de gagner 200 points depuis le 23 août. Depuis quelques jours, on a l’impression d’assister à une certaine capitulation des baissiers.
Ainsi mardi dernier, après avoir ouvert en hausse, le marché a viré dans le rouge perdant 0,8% pour finalement clôturer en progression de 0,18%.
Mercredi, le marché a ouvert en hausse modérée pour ne cesser d’accélérer l’allure et gagner 3,07%.
On n’avait pas vu ça depuis de nombreuses semaines. On note également un gonflement des volumes avec par exemple près de 4 milliards d’euros mercredi.
Les investisseurs semblent laisser de côté les mauvais chiffres américains (déception sur l’ADP dans le secteur privé, indice médiocre de confiance du consommateur) pour se concentrer sur le fait que la Fed va être obligée d’agir pour relancer la machine économique, assez grippée en ce moment. Et ils considèrent que l’action de la Banque centrale américaine est une bonne nouvelle qui doit permettre aux actions de progresser.
Je ne reviendrai pas sur ce raisonnement que je trouve assez dangereux. On sait très bien que les injections de liquidités créent de gigantesques bulles, prêtes à éclater.
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Pour moi, il n’y a pas d’explication rationnelle à cette reprise si ce n’est qu’elle est technique et qu’elle intervient après quasiment 1 000 points de baisse sur le CAC 40.
Reste à savoir si cette hausse va perdurer… Selon moi, le marché semble être dans une bonne dynamique. Les gérants que j’ai régulièrement au téléphone ne sont plus particulièrement baissiers sur les actions… Ils ne sont pas non plus haussiers, ce qui peut laisser place à de nombreuses surprises.
Si l’on veut être optimisme, on peut se dire qu’on pourrait assister à la réplique de 1998, période de forte purge pendant deux mois avant un très gros rebond. Mais l’histoire boursière est-elle un éternel recommencement ? Pour être assez pragmatique avec vous, cher lecteur, je constate que nous sommes assez proches de mes objectifs court terme fixés à 3 380 points.
• Quelques sujets d’inquiétude malgré le rebond
Je pense qu’une fois ces niveaux atteints, une consolidation s’imposera. Je vous donne en vrac quand même les sujets d’inquiétude :
- révision possible des résultats des entreprises ;
- possibilité de double dip* aux Etats-Unis ;
- récession en Europe liée aux programmes d’austérité budgétaire pesant sur la consommation des ménages ;
- menace de retrait finlandais d’aide à la Grèce pouvant entraîner une nouvelle crise de la dette souveraine.
Et nos small caps dans tout cela ? On note un regain d’intérêt sur ce compartiment avec par exemple un indice Cac Small en hausse de 3,8% sur les trois premiers jours de la semaine contre une progression de 5% pour le CAC 40.
Les résultats semestriels tombent les uns après les autres, comme je l’expliquais en début de semaine et certains gérants se disent qu’on a été beaucoup trop loin dans la baisse.
Ce qu’il faut retenir de ces premières publications, ce sont des nouvelles assez contrastées pour les sociétés cotées.
• Premiers résultats : du bon et du moins bon
Il y a le cas de Hi Media qui est revenu dans le vert au S1 après une annus horribilis en 2010 pour cause de vastes dépréciations d’actifs. Il y a eu beaucoup de spéculations sur le dossier avec des rumeurs insistantes de cession du pôle micro- paiement à Ingenico. Mais ces rumeurs ont été démenties très vite et le groupe a assuré que ce pôle restera dans ce groupe. Comprenne qui pourra… Mais là encore, il y a un vrai problème de stratégie de communication.
Etam a déçu les investisseurs en annonçant une très nette détérioration de sa rentabilité opérationnelle au S1 à 2,3% en raison d’une perte opérationnelle en Europe. Heureusement qu’il y a la Chine pour Etam dont le résultat net a chuté de 82%… Ce qui me conduit à vous conseiller de rester à l’écart de tout ce qui touche de près ou de loin à la consommation des ménages pour le moment.
• Automobiles et agro-alimentaire : attention !
Les programmes d’austérité budgétaire mises en place sur le Vieux Continent vont laisser des traces au point de différer des achats jugés guère primordiaux. Le textile en fait partie, de même que l’agro-alimentaire ou encore l’automobile.
Certes, les équipementiers automobiles à l’image de MGI Coutier ou encore de Le Belier ne sont pas chers aux cours actuels mais il vaut mieux éviter le secteur car, en période de ralentissement économique, l’automobile est l’un des secteurs les plus touchés. Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Si jamais vous avez un de ces secteurs en portefeuille, ne cherchez pas à vous en débarrasser à tout prix. Je dis simplement qu’en ce moment, il ne faut pas charger son portefeuille d’équipementiers automobiles.
Sur l’agro-alimentaire, je reste dubitatif, tout simplement parce que les valeurs du secteur, surtout les petites, n’ont pas de marge de manoeuvre. Elles subissent de plein fouet la hausse des matières premières, mais ne peuvent pas les répercuter dans leur prix de vente, parce qu’elles discutent avec la grande distribution sans avoir aucun pouvoir réel de négociation.
Après des mois de négociations, LDC, le spécialiste de la volaille et des plats traiteur, a réussi à obtenir une troisième hausse de ses tarifs dans la volaille mais n’a pas pu obtenir ses revendications dans la division traiteur. Ainsi, sur l’ensemble de l’année 2011-12, il est fort probable que les marges du groupe restent autour de 1,8% comme l’exercice précédent.
Du côté de Fleury Michon, on note par exemple une division par deux du bénéfice net à 4,6 millions d’euros (mero) au titre du premier semestre et des commentaires sur un environnement économique qui devrait se durcir…
Prudence donc sur ces secteurs !
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* Décryptage : double dip Un double dip est un double creux. Cela se caractérise par une première chute des marchés suivie par une reprise puis une chute encore plus importante que la première. |



BONJOUR
consisrez vous agrogeneration comme un agro alimentaire et pensez vous qu’il s’agit d’un bon investisment au cours actuel?
MERCI DE VOS CONSEILS TOUJOURS PERTINENTS